Glaciere a tetes du elephants

Une paire de royal pot à sable peints avec des fleurs de lys et des miniatures 

Meissen, Allemagne

Circa 1747

Porcelaine dure

Marque : épées croisée bleu 

H. avec couvercle : 8,6 cm ; D. 14,9 cm

Provenance 

Possiblement un cadeau d’August II le Fort (1670-1733), prince electeur de Saxe et roi de Pologne, pour le mariage de Marie-Josèphe de Saxe et du Dauphin en 1747

Possiblement vente à Christie’s Londres le 11 mars 1961, lot n°59

Collection privée, Europe.

 

Exemples similaires 

Modèle identique avec le même socle conservé au Metropolitan Museum of Art, New-York (inv. 02.5.30a-b)

Un exemple de monture dorée (18 ct) sans le socle vendue à Christie’s, Genève, le 17 novembre 1978, lot n°112

Un autre modèle avec un couvercle à pommeau en pomme de pin publié par Gustav con Gerhardt, Budapest (n°207, pl. 41), vendue par Rudolph Lepke auction (Katalog 1639), Berlin, le 7-9 novembre 1911. 

 

Exemple connexe

Un ensemble de bureau (incluant un encrier et un sablier) dans la collection des Prince de Hesse, Schloss Fasanerie, Allemagne.

 

Cette paire de pot à sable de Meissen en forme de tonneau est finement peinte de figures dans des paysages au sein de cartouches sur un fond bleu foncé avec les armes de France sur des boucliers sous la couronne royale.  Les cavetto des socles sont peints avec des insects. 

 

L’intention pour laquelle ces objets ont été fabriqués n’est pas clairement connue. Ils auraient pu être utilisés soit comme pots à sable qui contenaient du sable fin dans le but de sécher l’encre soit comme une partie d’un Tafelaufsatz (comprenant un pot à sel, un pot à sucre, un pot à huile, un pot à vinaigre. etc.) pour la table. Le petit nombre de ces pièces nous mène à penser qu’ils ne faisaient pas partie d’un ensemble de bureau (seulement trois éléments). 

 

Ces pots à sable ou pot à poudre faisaient probablement par d’un cadeau pour la Reine de France, Marie Leczinska (1703-1768), pour le mariage de son fils de Dauphin et de la Princesse Marie-Josèphe de Saxe, mais ne lui ont certainement jamais été envoyés. 

Après la mort de la dauphine de France, Marie-Thérèse d’Espagne (1726-1746), c’est une époque de diplomatie pour gagner la faveur du Roi Louis XV qui devait choisir pour marier son fils entre une princesse espagnole et une princesse prussienne. 

Comme la Cour de Versailles admirait grandement la porcelaine de Meissen, la cour de Saxe en envoyait des somptueuses comme cadeau diplomatique au roi et à son entourage.